Instants voyage – Le Vietnam – épisode 1

Après le Laos direction le Vietnam pour 15 jours avec un passage de frontière intéressant, une belle ville de lumière, un typhon, une ville de vin sans vigne et l’une des plus grandes villes d’Asie.

Mais commençons par le premier épisode de cette série en trois parties

Passage de frontière

Je décide donc de prendre un bus pour traverser la frontière en partant de Pakse au Laos pour aller à Hué au Vietnam !

Le mini-van pour m’emmener est censé venir me chercher à 5h30 à l’hôtel ! Celui-ci arrive à 5h10 devant l’hôtel donc réveil au quart de tour heureusement mon sac était entièrement fait ! Mais autant vu dire que je suis arrive dans le mini-van les yeux encore fermés. Nous arrivons à la gare routière. On nous demande de changer de mini-van pour aller à la frontière. Je change donc et au moment de partir le chauffeur m’indique que ce n’est pas la bonne compagnie et que je dois sortir du mini-van et prendre un autre bus !

Je me retrouve donc à 6h en pleine gare routière avec personne autour de moi ! Je vais donc voir des laotiens pour prendre un bus couchette ! Le chauffeur m’indique que je dois payer pour aller dans le bus tout en rigolant avec ses collègues ! Je réponds direct non ! Je me dirige vers un autre laotien afin d’appeler l’agence avec laquelle j’ai réservé ! Le chauffeur revient, finalement, vers moi et me dit : « c’est bon montes dans le bus ».

Je suis donc maintenant dans un bus couchette avec 6 laotiens et une cinquantaine de sac de riz ! Personne ne parle anglais bien sûr ! A ce moment là je me dis que je ne vais jamais arrive au Vietnam ! Sachant que je dois absolument passer par une frontière international afin de bénéficier des 15jours de visa gratuit pour les ressortissants français.

Nous arrivons au poste frontière laotien qui consiste en un bâtiment avec trois bureaux ! Je suis de nouveau la seule touriste avec tout le monde qui me regarde ! Au moment de descendre du bus, ma première pensée es :t le bus va partir sans moi et je vais rester là ! Mais non, j’otiens mon tampon de sortie et le bus est toujours là !

Arrivée au poste frontière vietnamien, je m’attends à me faire arnaquer car ils sont connus pour demander quelques billets en plus pour le tampon. Je suis la première devant le poste frontière ! 2 min après des dizaines de laotiens déposent leur passeport avec beaucoup de billets à l’intérieur pour payer la douane ! Je me dis également : ok je vais rester dans le no man’s land entre le Laos et le Vietnam ! Encore une fois j’avais tort ! J’obtiens le visa facilement et le bus m’attend toujours ! Ouf j’ai passé la frontière !

En entrant dans le bus le chauffeur me demande s’il peut prendre une photo de moi ! Et là commence une séance de selfie avec tous les laotiens du bus ! Maintenant je suis plus détendue et je me dis que c’est bon je devrais arriver à bon port !

Me voilà arrivée à bon port, la suite au prochain épisode!

Anne-Laure

 

Le vin au Laos

Je sais ce que vous allez me dire il n’y a pas de vignes et bien vous avez raison !

Par contre il y a bien du vin et particulièrement français dû à l’histoire (cf article instant voyage Laos).

Luang Prabang et sa surprise

Un matin je décide d’aller prendre un petit déjeuner dans une de ses fameuses boulangeries réputées pour faire des bons croissants et pain au chocolat ! Je vais donc chez Le Banneton. Je découvre leur menu ainsi que leur carte des vins ! Et quelle ne fut pas ma surprise de voir un Sauvignon Vin de Pays Val de Loire et en plus provenant d’une maison dont j’ai vendu les vins !

Je décide de parler au gérant pour en savoir un peu plus. Celui-ci m’indique que le responsable des achats est à Vientiane dans leurs autres magasins.

Vientiane

J’arrive donc à Vientiane et je découvre que la ville regorge de cavistes. Je m’aventure chez un caviste italien. L’intérieur ressemble au caviste que l’on peut trouver en Europe avec caisse de bois et table de dégustation. Malheureusement le responsable n’est pas là mais l’employé me conseille vivement d’aller rendre visite à Vincent chez le Banneton car il est une référence dans le monde du vin au Laos.

J’arrive donc au Café Vanille qui fait moitié café / moitié épicerie française. Vincent est en pleine discussion avec un restaurateur pour créer ensemble la carte des vins.

Je patiente donc ce qui me donne l’opportunité de scruter l’offre et quel ravissement de voir que l’offre est en grande partie de la Vallée de la Loire ! 😊

Vincent et moi-même arrivons à parler quelques minutes ensemble. Selon lui le vin est en constant développement. Cela est dû notamment au développement des classes supérieurs au Laos mais aussi au développement du tourisme. En effet, les restaurateurs cherchent de plus en plus à construire une vrai carte des vins afin de satisfaire les touristes étrangers qui sont à la recherche de bons vins pour accompagner leur repas.

Le vin reste tout de même un produit de luxe. Le prix d’une bouteille de vin (représente 10% du salaire moyen d’un laotien. Donc le vin est surtout présent dans les villes de Luang Prabang et de Vientiane. Elles sont les plus grandes villes mais également les villes qui comptent le plus d’expatriés.

Ainsi on peut trouver du vin dans le seul supermarché de Luang Prabang.

Ci-dessous un petit florilège de ce que j’ai pu apercevoir au Laos :

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Comme vous pouvez le voir le vin n’est pas encore présent au Laos. Cependant la présence française fait que les prémisses d’un culture du vin sont bien  présents et ne demandent qu’à se développer.

A bientôt pour parler du vin au Vietnam !

Anne-Laure

ps: J’ai même assisté à ma première Oktoberfest grâce à Beerlao, véritable institution au Laos!

 

Instant voyage – Le Laos

Après un petit tour par la Thailande que je vous raconterais par la suite, je suis arrivée au Laos par bateau !

Mais avant tout récit commençons par de brefs faits historiques !

Un peu d’histoire

Le Laos se situe entre la Thailande, la Chine, le Vietnam et le Cambodge. Sa place centrale dans l’Asie du Sud-Est fait quee le Laos a été très longtemps occupé par des pays voisins ou non. En effet la France, en 1893, a créé un protectorat pour le Laos afin de limiter les attaques des chinois et des Thailandais. Cela lui permettait aussi de s’étendre en Indochine puisque le France était déjà présente au Vietnam.

Durant la seconde guerre mondiale le Laos passa sous le giron japonais puis suite à la défaite la France reprit le pays. La fin de la présence au Laos pris fait en même temps qyue leur présence au Vientnam grâce aux accords de Genève en 1954.

Cependant le Laos fait aussi parti de la guerre aux Vietnam mené par les américains. En effet, pendant 10 ans, le Laos est bombardé toutes les 7min et perd un dixième de sa population dans cette guerre du Vietnam. Comme au Vietnam, le parti communiste se présente comme le pouvoir de l’opposition et se déclara au pouvoir en 1975 à la fin de la guerre.

Depuis le parti communiste est toujours au pouvoir. Depuis 1997 le Laos fait parti de l’ASEAN (Association des nations du Sud-Est Asiatique)

Mon arrivée au Laos

Depuis la Thailande, j’ai pris un bus pour traverser la frontière depuis Chiang Rai puis un bateau typiquement laotien pour descendre jusqu’à Luang Prabang ! Ce voyage a duré deux jours heureusement j’étais accompagnés d’un Anglai rencontré à Pai ! Bon autant vous dire que le bateau n’est pas des plus conforts ! La première journée il faut arriver tôt si on souhaite des places assises. En effet certains passagers se retrouveront à l’arrière du bateau à voyager sur les bagages ! La première nuit nous nous sommes arrêtés dans un petit village qui vit exclusivement des touristes qui font le trajet en bateau jusqu’à Luang Prabang ! Nous sommes tombés sur une guesthouse très bien avec en prime au petit déjeuner deux éléphants qui prennent leur bain de l’autre côté de la rivière ! Parfait spectacle pour commencer la journée ! 😊 ! Nous sommes partis de nouveau en bateau pour 8h et son arrivée à Luang Prabang. Photos …

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Luang Prabang

Luang Prabang est une ville de 54 000 habitants. On voit très bien l’influence française : d’une part par l’architecture des maisons et d’autre part….car on trouve du pain !!! Après 1 mois et demi sans pain c’était un petit plaisir ! Ce n’est pas la baguette de chez nous mais plutôt un pain brioché mais très bon ! Une de leur spécialité est notamment un sandwich qui coûte moins d’un euro !

Une des attractions phare autour de Luang Prabang sont les fameuses cascades de Kuang Si (lient) ! Ce sont les cascades les plus belles du Laos avec une eau turquoise où l’on peut se baigner !! Mais devinez quoi, il a plu deux jours avant de les visiter donc j’ai eu le droit à une cascade avec beaucoup beaucoup de débit et une eau marron !!

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Mais c’était tout de même très beau ! Nous avons également été dans une boulangerie française avec des vrais pains au chocolat et des croissants… un vrai petit bonheur ! On se serait cru en terrasse en France à prendre son petit-déjeuner !

Ensuite j’ai dû quitté mon compagnon de voyage car je voulais absolument faire la boucle en moto de trois jours ainsi que les 4 000 îles dans les 15 jours de voyage !

La boucle de Thakek

Pour y aller j’ai fait un stop à Vientiane, la capitale mais j’y suis allé principalement pour le vin donc je vous raconterai cela dans mon post sur le vin !

Arrivé dans l’auberge à Thakek, j’ai rencontré un chilien qui voyageait également seul et qui souhaitait faire la boucle. Nous sommes donc partis ensemble pour faire la boucle en moto 110cc semi-automatic pendant trois jours. Ce voyage est la partie que j’ai préféré au Laos : être en moto était très agréable et les paysages à couper le souffle… Je vous laisse admirer en photo

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Dans les auberges le soir nous avons rencontrés également d’autre loopeurs (comprendre d’autres personnes qui font la boucle) : des belges, des suisses, des français ! Oui pas mal de francophones !

Ces trois jours finis, nous sommes partis pour les 4000 îles !

Les 4000 îles

Ces 4000 îles ne sont pas vraiment 4000 îles à proprement parlé mais plutôt 4000 rochers qui sortent de l’eau quand le Mekong se retire. Il y a cependant quelques îles habitées comme Don Det où nous sommes restés trois jours. Ces trois jours étaient vraiment des jours très relax entre un peu de hammack avec de la lecture et des marches autour de l’île. Nous avons également fait une journée de canoë…pas la peine de vous dire que je suis tombé dans le Mékong…(heureusement pour moi ce n’est pas la partie du Mékong la plus polluée !! 😉). Nous avons tenté d’observer les dauphins blanc d’Irrawadi ! Il en reste plus que 3 dans cette région. Nous avons pu apercevoir le dos d’un dauphin…ba oui il ne saute pas hors de l’eau comme flipper le dauphin !

Le voyage au Laos s’est fini ainsi. Je suis partie pour le Vietnam pendant que mon compagnon de voyage est parti au Cambodge !

Le voyage jusqu’au Vietnam vaut le détour…bientôt un article promis !

A bientôt

Anne-Laure

Le vin au Myanmar

Avec seulement deux domaines le Myanmar commence tout juste à connaitre le vin. Il est toujours réservé à une élite qui peut se le permettre. En effet il est encore peu distribué et le prix d’une bouteille est élevée dû aux coûts de production

Consommation et commercialisation

Le Myanmar n’a pas de culture du vin. En terme d’alcool, les birmans privilégient le whisky ou rhum birman qui est beaucoup moins cher. En effet, le prix d’une bouteille de vin est autour de 20 000 kyats, ce qui correspond à 12€60. Le salaire mensuel moyen est de 200 000 kyats donc l’achat d’une bouteille de vin représente 10% de leur salaire.

De plus le vin n’est pas encore un produit que l’on peut acheter dans tous les magasins. Les supermarchés sont très peu présent. Les birmans achètent leur produits au marché qui a lieu tous les jours et où l’on peut tout trouver. J’ai, cependant, visité un supermarché à  Yangon. Nous pouvons y trouver les bouteilles de Red Mountain et d’Aythala mais également des vins français, sud-africains,…

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Coût
Equipements

Les deux vignobles ont dû importés leurs équipements d’Europe donc un coût élevé pour faire venir cet équipement. Le coût de la réparation est aussi élevée car les birmans ne sont pas qualifiés pour réparer ce type de machines. De même que pour les bouteilles, le Myanmar ne possède pas d’entreprise produisant du verre donc ils sont obligés d’importer les bouteilles.

 

Climat

Comme déjà évoqué, le climat tropical met la vigne à rude épreuve notamment dû à l’humidité quasi permanente dans le pays. La vigne a donc deux cycle de végétation de 6 mois chacun (ndlr en Europe un seul cycle de 12mois). Cela signifie qu’elle produit deux fois des raisins dans l’année : une fois en février/mars et une fois en juillet. Les raisins sont récoltés uniquement au mois de février pour être vinifié. Les raisins de juillet sont des raisins de mousson et sont donc peu aromatique et avec un rendement faible, ils sont récoltés uniquement pour préserver la vigne. Cela entraîne donc un coût supplémentaire en terme de main d’œuvre.

De plus, les produits pour protéger la vigne sont également importés car le Myanmar ne possède pas d’entreprise capable de produire ce type de produits chimiques.

 

Les deux vignobles déjà présents permettent de participer au développement de la commercialisation et de la consommation du vin. Il y aurait apparemment aussi d’autres projets de développement pour de nouveaux vignobles.

Le Myanmar est juste au commencement de son histoire avec le vin !

Anne-Laure

 

Myanmar – Domaine et vignoble Aythaya

Aythaya a été le premier vignoble créé au Myanmar. Cette création a été à l’initiative d’un Birman, d’un Japonais et d’un Allemand ! Depuis sa création, plusieurs actionnaires se sont succédés. Le domaine est toujours géré par un Allemand M. Hans Leiendecker. Il m’a fait la gentillesse de m’accueillir sur le domaine et de me raconter son histoire mais nous avons également beaucoup parlé de la culture birmane et de son économie !

Le commencement

Le premier projet de vignoble a commencé en 1997, à peu près 100km de l’actuel domaine. A cause d’une guerre d’ethnies le projet a dû être abandonné. Il a été relancé en 1999 à l’endroit actuel.

200 pieds de vignes ont été plantés pour commencer grâce à l’aide de deux experts en vin allemand : l’un spécialisé dans la viticulture et le second dans la vinification. A partir de 2006 Hans Leiendecker a repris les rênes du domaine et est en charge de la totalité du domaine de la vigne à la vinification. Il est issu d’une formation viti-vinif en Allemagne et a été mainte fois récompensé pour son travail en Allemagne. A la recherche d’un nouveau challenge, il a saisi l’opportunité de développer les vins au Myanmar, il y a de ça 16 ans. Le domaine progresse d’année en année et il espère continuer ainsi.

Le vignoble

A Taungyi le vignoble est constitué de 8ha. L’expansion autour du domaine est difficile dû aux montagnes environnantes et à l’accès limité à la propriété pour des non-birmans. Ainsi Aythaya travaille avec des partenaires qui peuvent se situer à plus de trois jours de voyage du domaine. Ces partenaires sont à l’origine dans la culture de raisins de table. Ils se convertissent à la culture de raisins pour le vin. Hans a mis en place un système de formation au domaine et sur place pour leurs montrer les techniques de viticulture nécessaire pour faire pousser de la vigne et du raisin dans ces régions. Ainsi il met tout en œuvre pour obtenir les meilleurs raisins lors des vendanges. Il travaille avec des contractants pour 40ha.

Les principaux cépages cultivés sont le dornfelder, le sauvignon et le pinot noir. Au total 65 cépages différents ont été testés sur le domaine afin de vérifier leur capacité à fournir du raisin dans cette région. 8 ans sont nécessaires pour s’assurer de la fiabilité d’un cépage.

Le domaine.

Sur le site de Taungyi, nous retrouvons un chai avec des équipements importés d’Allemagne ainsi qu’un restaurant et bientôt un lodge pour accueillir des invités. Le restaurant est notamment l’un des plus connus de la région. En effet il n’est pas rare d’y croiser des politiques ainsi que des chefs d’entreprises importants. Le souhait des propriétaires est de pouvoir offrir une expérience à leur visiteurs en combinant le vin avec l’art de vivre épicurien : profiter d’un bon repas avec une vue splendide.

Les défis
Différence entre culture européenne et birmane.

En effet les notions de productivité, de rentabilité et de hiérarchie ne sont pas les mêmes entre les l’Europe et la Birmanie. Leur système économique est en cours de développement. La principale source d’argent est l’agriculture. Une famille a généralement quelques terres et la cultivent pour aller vendre sa récolte aux marchés de la ville. Ils existent cependant quelques grands groupes tels que Nivea mais l’économie du Myanmar est toujours basé sur l’agriculture. M. Leiendecker a donc essayé de mettre en place une organisation managérial afin de pouvoir rendre rentable le domaine.

Le climat

Le souhait initial de Hans était de pouvoir faire des vins biologiques. Mails, malheureusement, il a dû abandonner cette idée car l’humidité permanente rend la vigne très fragile aux maladies. En effet, même lors de la saison sèche, l’humidité est toujours présente et donc la menace de mildiou, par exemple, est constante. Il protège donc son vignoble environ 25 fois par an grâce à des produits importés d’Europe.

Changement climatique

Ce sujet est tout aussi présent à l’autre bout du monde. En effet ces dernières années Hans a remarqué aussi des changements dans les différentes saisons. La saison des pluies qui durait auparavant jusque fin septembre, a duré jusque mi-décembre l’année dernière. De plus la saison des pluies est caractérisées par des pluies mais éparses lors de la journée. Celles-ci peuvent, maintenant, trois/ quatre jours. Cette situation rend impossible l’aspersion des vignes et donc celle-ci est très sensibles aux maladies et donc met en danger les raisins et la future vendange.

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Aythaya a su au cours des années s’adapter et développer son activité. Le domaine continue de progresser et d’offrir une réelle expérience épicurienne pour ses clients !

Qui sait, un jour je trouverai une bouteille Aythaya au supermarché !

Anne-Laure

Instants voyage – Myanmar

Le Myanmar, le tout premier pays de ce grand voyage d’un an, le tout premier pays d’Asie que j’ai visité, un pays magnifique avec des gens fabuleux.

Un peu d’histoire

Faisons un peu d’histoire avant de commencer le récit de mon voyage.

Le Myanmar pour l’ONU et les Etats-Unis, la  Birmanie pour la France, le Canada,… a été une colonie du Royaume-Uni jusqu’en 1948. Depuis le pays a été dirigé par plusieurs dictatures. Depuis 2011, le pays essaie de mettre en place une république démocratique. Mais ce process n’est pas facile à réaliser après tant d’années sous le giron de l’armée. En effet le Myanmar est un pays créé autour d’ethnies avec des cultures, une langue différente. Ils ont une culture commune très limitée. Le Myanmar est un pays de différentes nations, un peu comme l’Europe. Donc tout n’est  pas facile à mettre en place. De plus l’armée a toujours un pouvoir très important au sein du Parlement. J’espère qu’ils arriveront à trouver une solution aux différents conflits car c’est un pays magnifiques avec d’énormes ressources pour se développer économiquement.

Yangon

Je suis arrivé à Yangon dans le sud du pays le 5 septembre après 12h de vol entre Londres-Singapour, une escale de 2h à Singapour et 3h de vol pour atteindre Yangon (appelé Rangoun en français).

Sorti de l’aéroport, je négocie pour la première fois le prix d’un taxi ! Je monte dans le taxi, j’en ai à peu près pour 1h de voiture. Mais ça c’était sans compter les bouchons !! Au final, il m’aura fallu 1h40 et un détour par la station essence pour atteindre mon hôtel Cette première expérience m’en aura appris pas mal sur la conduite au Myanmar :

  • Le volant est à droite et la conduite aussi, un brin dangereux pour dépasser ! 😊
  • Le code de la route ??? je crois qu’il en existe pas ! Par contre les coups de klaxon vont bon train pour signaler sa présence lors d’un dépassement ou pour indiquer que l’on est prioritaire au carrefour !
  • Faire le plein d’essence : il vous suffit de remplir la bombonne d’essence qui se trouve dans le coffre de la voiture ! (ceci n’est valable que pour les anciennes voitures)

Ma première réflexion est sur l’odeur présente dans la ville ! Bah oui ça me change de mes prés de vaches et des vignes ! Yangon est une ville très dense (6millions d’habitants) avec énormément de trafic donc une forte pollution ! De plus j’arrive pendant la période des pluies donc vive les odeurs des remontées d’égout !

Evidemment cette ville ne ressemble à rien de ce que je connais : marchand de nourriture dans la rue, marché avec poisson et viande à l’air libre ! Je savais déjà que c’était ainsi mais le voir (et le sentir) ce n’est pas pareil ! De plus c’est un mix entre modernité et tradition :

  • Distributeur de billet dans l’enceinte du plus grand temple du Myanmar
  • La 4G à bas prix et accessible partout.
  • Les derniers téléphones portables en vente avec des publicités orientées sur la qualité des selfies !!
  • La plupart portent l’habit traditionnel birman : le langyi : sorte de grande jupe portée par les hommes et les femmes
  • Ils vont très souvent au temple pour prier et font des offrandes régulières aux moines.

La ville en soi n’est pas très intéressante à visiter donc je suis vite partie pour Bagan (9h de bus de nuit et j’ai super bien dormi)! C’est l’endroit que je voulais le plus voir en Birmanie : 2000 temples construits entre le XI et XII siècle !

Bagan

Le principe :

  • louer un e-bike (comprendre scooter électrique) et parcourir les 50km2 pour découvrir les temples et stupas.
  • Trouver un temple ouvert et monter dessus pour admirer la plaine de temples.

Petites anecdotes : Le mieux est admirer le lever et le coucher du soleil. Donc il faut se lever tôt (4h30) pour pouvoir admirer un beau lever de soleil ! Malheureusement pour moi les levers de soleil ont été compliqués. Le premier jour, je me suis perdue dans des petits chemin en pleine nuit avec plein de bruits d’animaux bizarres autour de moi et seule ! Autant dire que je faisais pas la maligne ! Petit rappel c’est la saison des pluies donc je me suis enfoncée plusieurs fois dans la boue et mes pieds avaient une couleur charmante de terre ! Deuxième jour 10 min après mon départ (ndlr 5h du matin) il se met à pleuvoir pendant 2h ! Au moins je peux dire que j’ai des photos du levers de soleil sous la pluie ! Je suis chanceuse ! 😉

Pour les couchers, j’ai eu le droit à un coucher de soleil avec des éclairs et du tonnerre, un coucher de soleil avec de la pluie et enfin un coucher de soleil magnifique !

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Lac Inle

Je vous passe les détails du voyage à Mandalay, Pyin oo Lwin, le viaduct de Gokteik sinon cela va être trop long! Allons donc directement au Lac Inle et plus particulièrement au trek pour atteindre le Lac Inle ! Vous avez bien lu j’ai fait un trek de 65km pendant trois jours.

L’un de mes meilleurs moments de mon voyage : trois jours dans les montagnes birmanes. Nous étions un groupe de 7 uniquement des femmes avec un guide féminin avec 6 nationalités différentes ( birmane, israëlienne, australienne, singapourienne, allemande et française !). Nous avons dormis chez l’habitant. Je ne sais pas si c’est parce que nous avions marché environ 20-25km mais ces deux diners ont été les meilleurs que j’ai mangé en Birmanie. Nous avons traversé la jungle, les champs de rizière, différents villages de différentes ethnies.

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Je vous ai fait un résumé de ma visite de 26 jours au Myanmar car j’en aurais beaucoup à dire sur ce pays mais restons sur l’essentiel et ce qui m’a le plus marqué dans le pays ! Ah si une dernière chose les gens sont géniaux ! Ils sont très accueillants, souriants, toujours prêts à vous dire bonjour, à vous aider et à parler avec vous !

Je vous dis à bientôt pour un nouveau billet sur mon périple !

 

Anne-laure

Du vin et des anecdotes de voyage